
What says “spring” like a good photography day road trip? Okay—maybe a whole bunch of other things: sunny skies, longer days, blooming flowers, melting snow…
All of which were mysteriously absent on this year’s first day of spring.
Snow. That’s what Mother Nature had planned for us.
But the photo day trip went on anyway. My friend Nicolas and I had planned a day of photography for the end of April. And when it comes to us, “plan” mostly means picking a date and a location. The rest? We let the universe handle it. (This explains a lot, honestly.)
We left early in the morning, usually with the hope of catching sunrise—but as mentioned, the universe did not schedule a sun that day. Our destination was Charlottetown, the capital of Prince Edward Island (PEI)—the smallest Canadian province, linked to the rest of the country by the Confederation Bridge, a 12 km-long bridge built in the 1990s.
I’ve taken plenty of photos of the bridge from our side, but never from the PEI side. I managed to grab a few shots in the snowstorm, and the snow acted like fog—softening everything and giving the bridge and ocean this quiet, ethereal mood. Wide angles near the bridge are perfect for dramatic lines and shapes… especially when the bridge disappears into the white distance like it’s being erased in real time.
After that, we headed into Charlottetown and stopped for coffee at The Kettle Black. My Americano was excellent. They were having heating issues and couldn’t turn it down, so the café was basically a sauna. A harsh contrast to the snowy world outside.
After our sauna coffee, we went back into the storm for some photo-making under constant wet snow falling from the sky. We love spring. We walked around a mostly deserted downtown—because who would choose to be out in those conditions?
Us. Obviously.
Eventually everything got so wet—my glasses, my camera—that I could barely see what I was even photographing.
Challenging conditions are… well, challenging. But that’s also what makes them worth it. They’re more unique than wandering around on a sunny day. Snow creates an atmosphere that’s similar to fog, but with more grit—less silky, more raw.
We stopped at the art museum in the Confederation Centre of the Arts, which was a perfect break from the cold and wet outside. I’d like to say it was a pause from photography, but I can’t really put my camera down. There was a hat on a coat rack and beautiful light coming from an office area that immediately caught my eye. My lens was still a bit foggy from the cold and moisture, which added an extra softness to the window light—like an accidental diffusion filter I did not ask for, but accepted.
Finally, we grabbed pho for lunch and left Charlottetown, hoping the weather might improve on the way back. We stopped in Summerside… and the snow somehow got worse, and the temperature dropped. We met a few birds in the storm, took a few more frames, and called it a day. (Nope, no fudge... the Fudge lighthouse was closed. Apparently tourist season doesn't start on the first day of Spring)
I also grabbed a few photos on the drive back—passenger seat privileges.
These small day trips aren’t meant to produce award-winning photography. I see them as ways to challenge my creativity in new places and unfamiliar conditions—to adapt to whatever shows up and learn to really see what’s around me. I love them for that. They’re a good change of pace—for creativity and for life.
Until the next trip. Wherever the universe decides to bring us.
Bonus: A shot of the beach as we neared home. Nothing like a beach stop on the first day of Spring.

Quoi de plus printanier qu’un bon road trip photo d’une journée ? Bon… d’accord, probablement plein d’autres choses : du soleil, des journées plus longues, des fleurs qui poussent, de la neige qui fond…
Toutes ces choses qui étaient mystérieusement absentes lors du premier jour du printemps cette année.
À la place : de la neige. Voilà ce que Mère Nature nous avait préparé.
Mais le road trip photo a eu lieu quand même. Mon ami Nicolas et moi avions prévu une journée de photographie à la fin mars. Et dans notre cas, “prévoir”, ça veut surtout dire choisir une date et une destination. Le reste ? On laisse l’univers s’en charger. (Ce qui explique bien des choses, honnêtement.)
On est partis tôt le matin, avec l’espoir habituel d’attraper le lever du soleil — mais comme mentionné plus haut, l’univers n’avait manifestement pas prévu de soleil ce jour-là. Notre destination était Charlottetown, la capitale de l’Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.) — la plus petite province du Canada, reliée au reste du pays par le pont de la Confédération, un pont de 12 km construit dans les années 1990.
J’ai déjà pris beaucoup de photos du pont depuis notre côté, mais jamais depuis celui de l’Île-du-Prince-Édouard. J’ai réussi à faire quelques images dans la tempête de neige, et la neige agissait un peu comme du brouillard — adoucissant tout et donnant au pont et à l’océan une ambiance calme, presque éthérée. Les grands angles près du pont sont parfaits pour créer des lignes et des formes dramatiques… surtout quand le pont disparaît dans le blanc au loin comme s’il était en train de s’effacer en temps réel.
Ensuite, on est entrés dans Charlottetown et on s’est arrêtés pour un café au The Kettle Black. Mon americano était excellent. Ils avaient des problèmes de chauffage et ne pouvaient pas le baisser, alors le café était essentiellement un sauna. Un contraste assez brutal avec le monde enneigé juste dehors.
Après notre café-sauna, on est retournés dans la tempête pour faire quelques photos sous une neige mouillée qui tombait sans arrêt du ciel. On aime le printemps. On a marché dans un centre-ville presque désert — parce que franchement, qui choisirait d’être dehors dans ces conditions ?
Nous. Évidemment.
À un moment donné, tout était tellement mouillé — mes lunettes, ma caméra — que je voyais à peine ce que j’étais en train de photographier.
Les conditions difficiles sont… eh bien, difficiles. Mais c’est aussi ce qui les rend intéressantes. Elles ont quelque chose de plus unique qu’une simple promenade en ville par une journée ensoleillée. La neige crée une atmosphère semblable au brouillard, mais avec plus de texture — moins soyeuse, plus brute.
On s’est arrêtés au musée d’art du Confederation Centre of the Arts, ce qui a offert une pause parfaite du froid et de l’humidité extérieure. J’aimerais dire que c’était aussi une pause photo, mais je n’arrive pas vraiment à poser ma caméra. Il y avait un chapeau sur un porte-manteau et une très belle lumière venant d’un espace de bureau qui a tout de suite attiré mon attention. Mon objectif était encore un peu embué à cause du froid et de l’humidité de dehors, ce qui ajoutait une douceur supplémentaire à la lumière de la fenêtre — comme un filtre de diffusion accidentel que je n’avais pas demandé, mais que j’ai accepté.
Finalement, on est allés manger un pho pour le lunch, puis on a quitté Charlottetown en espérant que la météo s’améliorerait sur le chemin du retour. On s’est arrêtés à Summerside… et la neige a somehow réussi à empirer, pendant que la température descendait encore. On a croisé quelques oiseaux dans la tempête, pris quelques images de plus, puis on a décidé que ça suffisait pour la journée. (Non, pas de fudge… le phare à fudge était fermé. Apparemment, la saison touristique ne commence pas le premier jour du printemps.)
J’ai aussi pris quelques photos sur le chemin du retour — privilège du siège passager.
Ces petites escapades d’une journée ne sont pas là pour produire des photos primées. Je les vois plutôt comme une façon de mettre ma créativité au défi dans de nouveaux endroits et dans des conditions moins familières — m’adapter à ce qui se présente et apprendre à vraiment voir ce qu’il y a autour de moi. C’est pour ça que je les aime autant. C’est un bon changement de rythme, autant pour la créativité que pour la vie de tous les jours.
Jusqu’au prochain voyage. Peu importe où l’univers décidera de nous amener.
Bonus : une photo de la plage à l’approche de la maison. Rien de tel qu’un arrêt à la plage lors du premier jour du printemps.

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