
It’s 3 a.m. I’m waking up to drive to the Fredericton Marathon. There’s a light rain outside, and I’m hoping it’ll clear by the 7 a.m. start.
I have to leave soon to get there on time, but first, I have to prepare my gear. Yes, that is apparently how I choose to inject stress into my life: waiting until 3 a.m. to get everything ready before leaving.
It’s my second time photographing the Fredericton Marathon. Like last year, I’m heading up to support La Run Gang and photograph them as they race. I’ve been running with them and photographing them for almost two years now, and they’re genuinely one of the best, most supportive communities around.
(View all my Fredericton Marathon photos here)
The rain only intensified by the time I got there.
So this was shaping up to be an interesting morning.
I arrived at just the right time: early enough to avoid fighting for parking, and with just enough time to finish getting my gear ready for the event. Because, unsurprisingly, my 3 a.m. brain had not fully nailed the preparation part.
Before the race, you can feel the nervous energy everywhere. Runners stretching. Lining up for the portable toilets. Walking in circles. Hugging. Checking their watches. Putting on headphones and choosing whatever song is supposed to carry them through 42 kilometers of questionable decision-making.
Meanwhile, I’m trying to figure out the best way to photograph the marathon, memorizing the routes and timing out where each group of runners should appear.
And the rain is still coming down hard.
It’s almost 7 a.m. The start is imminent. I head down the road to the same spot I used last year: a tiny roundabout about 400 meters from the starting line. It’s perfect, because the runners split around it and I get to stand right in the middle of the action. Honestly, it still baffles me that I’m the only photographer standing there. You really can’t get more in the middle of it than that.
The energy at the start is beautiful. Runners are smiling, waving at me like I’m their long-lost best friend they haven’t seen in twenty years.
In that crowd, I photograph basically everything that moves and hope I catch some of the La Run Gang runners in the chaos. It’s too crowded and too hectic to be precious about it. Just shoot and smile.
And bam. My battery dies.
Because of course it does. My 3 a.m. brain had apparently decided that putting a fully charged battery in the camera was optional. Luckily, I had a second camera with me, because there was no time to swap batteries. So I grabbed it and kept shooting as people ran by.
Everything was damp. I had to pull the rain cover over my backpack, and for the rest of the morning I became best friends with my microfiber cloth, constantly wiping down my gear and trying to keep it alive.
Since it was my second year, I had a better sense of where I could catch runners from the different distances. They had changed the routes a little, but not enough to ruin the plan. I wasn’t trying to photograph everyone. My goal was to come back with more variety rather than just quantity—different angles, different moments, better locations.
The rain, of course, had opinions about that.
Getting around was harder in the downpour, so after making my way to one of the route crossings, I decided to retreat back to the walking bridge.
This old railway bridge, now converted into a walking bridge, is beautiful. For photography, though, it can be hit or miss. Last year, under full sun, it was a nightmare: harsh shadows, blown highlights, and very average results. This year, with the overcast sky and the wet wooden boards reflecting the runners, it was amazing.
So I stationed myself on the bridge, put my bag down, and made myself as comfortable as possible. Which is a generous description, considering the rain and gusting wind. The wind, apparently, enjoys expressing itself freely over large rivers.
I was freezing. I kept wiping down my weather-resistant gear, grateful that it could handle the conditions better than I could. I kept putting gloves on and taking them off, constantly negotiating between comfort and actually being able to use my fingers.
Eventually, I started making my way back toward the finish line before the first full marathon runners crossed.
It was a challenging event to photograph, no doubt about it. I questioned my life choices when I got up at 3 a.m. I questioned them again while standing half-frozen on a bridge in cold rain, barely able to feel my fingers.
But every time I saw runners smiling at me, I got a little energy back. Hearing my name and high-fiving fellow La Run Gang members warmed my heart more than the weather ever planned to. Being part of that excitement is genuinely inspiring—to see the culmination of all that effort, discipline, and passion come together on race day.
I’ve seen them train. I’ve watched the work go in. And then to witness that joy of accomplishment on their faces—it dissolves any doubt I had about being there.
The rain made the day harder.
But it also made it memorable.
(View all my Fredericton Marathon photos here)

Il est 3 h du matin. Je me réveille pour prendre la route vers le Marathon de Fredericton. Une pluie légère tombe dehors, et j’espère qu’elle se dissipera avant le départ de 7 h.
Je dois bientôt partir pour arriver à temps, mais avant ça, il faut que je prépare mon équipement. Oui, c’est apparemment comme ça que je choisis d’ajouter du stress à ma vie : attendre 3 h du matin pour tout préparer juste avant de quitter.
C’est la deuxième fois que je photographie le Marathon de Fredericton. Comme l’an dernier, j’y vais pour encourager La Run Gang et les photographier pendant qu’ils courent. Ça fait presque deux ans que je cours avec eux et que je les photographie, et c’est sincèrement l’une des communautés les plus belles et les plus solidaires qui soient.
(Regardez tous mes photos du marathon de Frédéricton ici)
La pluie n’a fait qu’empirer au moment où je suis arrivé.
Ça s’annonçait donc comme une matinée intéressante.
Je suis arrivé juste au bon moment : assez tôt pour ne pas me battre pour une place de stationnement, et avec juste assez de temps pour finir de préparer mon matériel pour l’événement. Parce que, sans surprise, mon cerveau de 3 h du matin n’avait pas exactement maîtrisé la partie préparation.
Avant la course, on sent l’énergie nerveuse partout. Des coureurs qui s’étirent. Qui font la file pour les toilettes portatives. Qui marchent en rond. Qui se prennent dans les bras. Qui regardent leur montre. Qui mettent leurs écouteurs et choisissent la chanson censée les porter à travers 42 kilomètres de décisions discutables.
Pendant ce temps, moi, j’essaie de trouver la meilleure façon de photographier le marathon, en mémorisant les parcours et en calculant où chaque groupe de coureurs devrait apparaître.
Et la pluie continue de tomber fort.
Il est presque 7 h. Le départ est imminent. Je descends la route jusqu’au même endroit que l’an dernier : un petit rond-point à environ 400 mètres de la ligne de départ. C’est parfait, parce que les coureurs se divisent autour et je peux me tenir en plein milieu de l’action. Honnêtement, ça m’étonne encore d’être le seul photographe placé là. On ne peut pas vraiment être plus au cœur de l’action que ça.
L’énergie du départ est magnifique. Les coureurs me sourient, me saluent, comme si j’étais leur meilleur ami perdu de vue depuis vingt ans.
Dans cette foule, je photographie à peu près tout ce qui bouge en espérant attraper quelques membres de La Run Gang dans le chaos. C’est trop bondé et trop intense pour être précieux ou trop réfléchi. Il faut juste photographier et sourire.
Et bam. Ma batterie meurt.
Parce que bien sûr. Mon cerveau de 3 h du matin avait apparemment décidé que mettre une batterie pleinement chargée dans l’appareil était optionnel. Heureusement, j’avais un deuxième appareil avec moi, parce qu’il n’y avait pas le temps de changer la batterie. Alors je l’ai attrapé et j’ai continué à photographier les gens qui passaient en courant.
Tout était humide. J’ai dû sortir la housse de pluie pour mon sac à dos, et pendant tout le reste de la matinée, mon chiffon en microfibre est devenu mon meilleur ami, pendant que j’essuyais constamment mon équipement pour essayer de le garder en vie.
Comme c’était ma deuxième année, j’avais une meilleure idée des endroits où je pouvais attraper les coureurs des différentes distances. Ils avaient légèrement modifié les parcours, mais pas assez pour ruiner le plan. Je n’essayais pas de photographier tout le monde. Mon objectif, c’était de revenir avec plus de variété plutôt qu’avec de la quantité — différents angles, différents moments, de meilleurs emplacements.
La pluie, évidemment, avait son mot à dire là-dedans.
Se déplacer était plus difficile dans l’averse, alors après être allé jusqu’à l’un des croisements du parcours, j’ai décidé de revenir vers la passerelle piétonne.
Cet ancien pont ferroviaire, maintenant transformé en passerelle, est magnifique. En photo, par contre, ça peut être génial… ou non. L’an dernier, en plein soleil, c’était un cauchemar : des ombres dures, des hautes lumières brûlées, et des résultats très moyens. Cette année, avec le ciel couvert et les planches mouillées du pont qui reflétaient les coureurs, c’était incroyable.
Alors je me suis installé sur le pont, j’ai déposé mon sac, et je me suis mis aussi confortable que possible. Ce qui est une description plutôt généreuse, considérant la pluie et les rafales de vent. Le vent, apparemment, aime s’exprimer librement au-dessus des grandes rivières.
J’avais froid. Je continuais d’essuyer mon équipement résistant aux intempéries, reconnaissant qu’il supportait mieux les conditions que moi. Je mettais mes gants, je les enlevais, je les remettais, négociant sans arrêt entre un peu de confort et la capacité réelle d’utiliser mes doigts.
Éventuellement, j’ai commencé à revenir vers la ligne d’arrivée avant que les premiers coureurs du marathon complet ne la franchissent.
C’était un événement difficile à photographier, sans aucun doute. J’ai remis en question mes choix de vie quand je me suis levé à 3 h du matin. Je les ai remis en question encore une fois en me retrouvant à moitié gelé sur un pont, sous une pluie froide, à peine capable de sentir mes doigts.
Mais chaque fois que je voyais des coureurs me sourire, je retrouvais un petit boost d’énergie. Entendre mon nom et taper dans la main de membres de La Run Gang m’a réchauffé le cœur plus que la météo n’avait prévu le faire. Faire partie de cette excitation-là est sincèrement inspirant — voir l’aboutissement de tout cet effort, cette discipline et cette passion prendre forme le jour de la course.
Je les ai vus s’entraîner. J’ai vu tout le travail investi. Et ensuite, voir cette joie d’accomplissement sur leurs visages — ça dissout tous les doutes que j’avais à l’idée d’être là.
La pluie a rendu la journée plus difficile.
Mais elle l’a aussi rendue mémorable.
(Regardez tous mes photos du marathon de Frédéricton ici)

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