Mathieu Chiasson - Photo & Art

Training My Eye for Tokyo (In Moncton, of All Places)

Entraîner mon oeil pour Tokyo (à Moncton, tant qu’à faire)

Saturday, February 21, 2026 at 8:30 p.m.


In a couple months—52 days, as I’m writing this—I’ll be heading to Japan with my trusty camera. And a bunch of other people with their trusty cameras. So yes, photos will be taken. Many. Possibly too many.

But what kind of photos you may ask?

That’s the part that’s been bouncing around my head since the summer. How do I photograph Japan without turning into a full-time tourist cliché? Do I stick to one lens? Color or black and white? Do I go freestyle? Do I make the photos about Japan… or about whatever version of me shows up there?

Too many options. Too many possible regrets.

Last Sunday, I woke up and decided to go for a walk downtown in the snow, partly for fresh air, partly to test my brain. As I walked, I tried to play a game: If this were Tokyo, what would I photograph? Not the obvious landmarks. Not the “I was here” shots. The real scenes. The small stories.

Now, I’m not completely delusional. Tokyo will have more people, bigger buildings, more light, more motion, more everything. What I mean is: can I train myself to see? To notice what’s happening inside the chaos or even inside the quiet.

After about twenty steps, I realized something important: I might be kind of stupid.

I’ve walked our main street hundreds of times. It’s not exactly the most vibrant downtown in the world, especially on a Sunday morning. But that’s the whole point. If I can’t find anything here—when there’s “nothing” to look at—how am I supposed to find the good moments in a place like Tokyo?

Friendly reminder: Tokyo is only part of the trip. We’ll also be in quieter places, including some time in Hokkaido. So maybe this practice run isn’t as pointless as it sounds.

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That morning, I walked through the empty streets of Moncton—the version of the city that only wakes up after sunrise on Sundays. This isn’t Vegas. Moncton doesn’t “never sleep.” Moncton sleeps professionally. Add fresh snow and it stays in bed until noon.

And honestly… the emptiness has its own charm.

Deserted streets can be beautiful. Repetition can be graphic. Snow can simplify everything into shape and contrast. A row of curves becomes a tunnel. A couple benches look like sculpture. A quiet street turns into a stage that nobody showed up for.

Then I saw it: a tiny preview of Japan, sitting in a window.

But people… people are what make a photograph emotional. They’re the human connection. Without them, the photos become more like questions than answers.

Did I solve my Japan photography dilemma on that walk?

Nope.

But I did prove something to myself: the work isn’t “going to Japan.” The work is learning how to look... anywhere. I’ve never been much of an over-planner, and I’m not the person who brings a suitcase full of gear “just in case.” I’ll travel light and make the pictures I can with what I bring.

All I know is this: I’ll have my trusty camera with me, walking around the land of the rising sun while paying attention, chasing small moments, and letting the photos tell me what kind of story I’m actually there to make.

Dans quelques mois — 52 jours, au moment où j’écris ces lignes — je pars au Japon avec mon fidèle appareil photo. Et une gang d’autres personnes avec leurs fidèles appareils photo. Donc oui, des photos vont être prises. Beaucoup. Possiblement trop.

Mais quel genre de photos, me direz-vous ?

C’est ça qui me trotte dans la tête depuis l’été. Comment photographier le Japon sans me transformer en cliché touristique à temps plein ? Est-ce que je m’en tiens à un seul objectif ? Couleur ou noir et blanc ? Est-ce que je pars en mode freestyle ? Est-ce que je fais des photos du Japon… ou de la version de moi qui va s’y promener ?

Trop d’options. Trop de regrets potentiels.

Dimanche dernier, je me suis levé et j’ai décidé d’aller marcher au centre-ville dans la neige — un peu pour prendre l’air, un peu pour tester mon cerveau. En marchant, je me suis lancé un jeu : si c’était Tokyo, qu’est-ce que je photographierais ? Pas les monuments évidents. Pas les photos “j’étais là”. Les vraies scènes. Les petites histoires.

Bon, je ne suis pas complètement délirant. Tokyo aura plus de monde, des immeubles plus grands, plus de lumière, plus de mouvement, plus de tout. Ce que je veux dire, c’est : est-ce que je peux m’entraîner à voir ? À remarquer ce qui se passe dans le chaos — ou même dans le calme.

Après une vingtaine de pas, j’ai réalisé quelque chose d’important : je suis peut-être un peu stupide.

J’ai marché notre rue principale des centaines de fois. Ce n’est pas exactement le centre-ville le plus vibrant au monde, surtout un dimanche matin. Mais c’est justement ça, le point. Si je n’arrive pas à trouver quelque chose ici — quand il n’y a “rien” à regarder — comment je vais trouver les bons moments dans un endroit comme Tokyo ?

Petit rappel amical : Tokyo n’est qu’une partie du voyage. On va aussi passer par des endroits plus tranquilles, incluant un bout de temps à Hokkaido. Donc peut-être que cet entraînement n’est pas aussi inutile qu’il en a l’air.

Ce matin-là, j’ai marché dans les rues vides de Moncton — la version de la ville qui se réveille seulement après le lever du soleil, le dimanche. Ce n’est pas Vegas. Moncton ne “ne dort jamais”. Moncton dort professionnellement. Ajoutez de la neige fraîche, et ça reste au lit jusqu’à midi.

Et honnêtement… ce vide a son charme.

Les rues désertes peuvent être magnifiques. La répétition peut devenir graphique. La neige peut tout simplifier en formes et en contrastes. Une rangée de courbes devient un tunnel. Deux bancs prennent des airs de sculpture. Une rue tranquille se transforme en scène… où personne ne s’est présenté.

Et puis je l’ai vu : un minuscule avant-goût du Japon, posé dans une vitrine.

Mais les gens… les gens, c’est ce qui rend une photo émotive. C’est le lien humain. Sans eux, les images ressemblent davantage à des questions qu’à des réponses.

Est-ce que j’ai réglé mon dilemme photo-japonais pendant cette marche ?

Non.

Mais je me suis prouvé une chose : le travail, ce n’est pas “aller au Japon”. Le travail, c’est d’apprendre à regarder… n’importe où. Je n’ai jamais été un grand planificateur, et je ne suis pas le genre à traîner une valise d’équipement “au cas où”. Je vais voyager léger, et faire les photos que je peux avec ce que j’apporte.

Tout ce que je sais, c’est ceci : je vais avoir mon fidèle appareil avec moi, à marcher dans le pays du soleil levant, en faisant attention, en poursuivant les petits moments, et en laissant les photos me dire quelle histoire je suis réellement en train de fabriquer.



The Void Is Listening (Maybe)

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